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tanxxx:

Linogravure encre typographique

1fanzineparjour:

Ping Pong #1,
150x200 mm, 48 pages, 2007, Editions Charrette/Les Enfants Rouges.

Pas vraiment un fanzine, mais les auteurs au sommaire (et la gratuité) font de cette petite publication une référence qu’il fallait citer dans 1FPJ : en 2007, les deux structures éditoriales s’associent pour lancer cette revue de récits courts.

Gratuit et diffusé par Le Comptoir des Indépendants (à 5000 exemplaires !), il s’agissait là d’une expérience fort louable, qui permettait aux libraires de faire découvrir des planches inédites d’auteurs comme Alfred, Hervé Bourhis, François Duprat, Tanxxx, ou Thomas Gosselin, entre autres.
Deux numéros ont suivi, puis Ping Pong s’en est malheureusement allé.

JJM

1fanzineparjour:

We all go down #12,139x194 mm, 12 pages, 2011, Habeas Corpus.Le principe intriguant dans la série fanzines “We all go down”, c’est le fait de laisser au lecteur le soin de découvrir son auteur, qui change à chaque numéro (encore que ?) sans jamais que l’on connaisse son identité. Evidemment, on peut jouer à trouver des repères, des filiations, à reconnaître le trait ou à observer comment tel auteur peut essayer de brouiller les pistes. Ce sont Jérôme Puigros-Puigener, Alain Munoz et Pascal Matthey qui sont à l’origine de cette emballante petite structure qu’est Habeas Corpus, démarrée il y a plus d’une dizaine d’années, notamment via les fanzines du premier. Abordant le support et la forme comme un terrain de jeu potentiel aussi grand que le fond lui-même, les diverses productions de ces trois là montrent un vrai intérêt à tenter des choses, et à agrandir le champ des possibles en termes de petite édition.Pourquoi ce 12ème numéro et pas un autre ? Pare qu’il faut bien choisir, et probablement aussi parce que son traitement graphique laisse planer le doute sur son auteur, comme à l’accoutumée, mais évoque autant certains ricains amateurs de pointe fine que de spécialistes du petit trait plus proches de nous : on pourrait y imaginer Nylso ou Bert, tout comme une ribambelle d’autres artistes que l’on imagine assez bien remplir des pages et des pages, dans une forme d’oubli, creusant une vraie-fausse abstraction, avec patience, minutie, et enthousiasme.JJM

1fanzineparjour:

We all go down #12,
139x194 mm, 12 pages, 2011, Habeas Corpus.

Le principe intriguant dans la série fanzines “We all go down”, c’est le fait de laisser au lecteur le soin de découvrir son auteur, qui change à chaque numéro (encore que ?) sans jamais que l’on connaisse son identité. Evidemment, on peut jouer à trouver des repères, des filiations, à reconnaître le trait ou à observer comment tel auteur peut essayer de brouiller les pistes.

Ce sont Jérôme Puigros-Puigener, Alain Munoz et Pascal Matthey qui sont à l’origine de cette emballante petite structure qu’est Habeas Corpus, démarrée il y a plus d’une dizaine d’années, notamment via les fanzines du premier. Abordant le support et la forme comme un terrain de jeu potentiel aussi grand que le fond lui-même, les diverses productions de ces trois là montrent un vrai intérêt à tenter des choses, et à agrandir le champ des possibles en termes de petite édition.

Pourquoi ce 12ème numéro et pas un autre ? Pare qu’il faut bien choisir, et probablement aussi parce que son traitement graphique laisse planer le doute sur son auteur, comme à l’accoutumée, mais évoque autant certains ricains amateurs de pointe fine que de spécialistes du petit trait plus proches de nous : on pourrait y imaginer Nylso ou Bert, tout comme une ribambelle d’autres artistes que l’on imagine assez bien remplir des pages et des pages, dans une forme d’oubli, creusant une vraie-fausse abstraction, avec patience, minutie, et enthousiasme.

JJM

1fanzineparjour:

PETIT MONDE CARAVANE n°29, Rodolphe Cobetto-Caravanes
Format A6, 36 pages, février 1999, auto-édition.

Rodolphe Cobetto-Caravanes semble être un cinéaste relativement côté aujourd’hui, quand j’ai acheté ce petit fanzine il y a quelques années je l’ignorais totalement. j’étais simplement séduit par ce fanzine comme on en fait plus, aux pages à séparer soi-même comme on bon vieux temps.

Sur une trentaine de page, l’auteur donne son opinion sur tout ce qui lui passe sous la main. Ce numéro est particulièrement dédié à un festival de cinéma dont il commente chaque séances avec un humour réjouissant. Amateur de cinéma expérimental il n’hésite cependant pas à en dénoncer la vacuité éventuelle, spectateur exigeant, il n’agresse ni ne loue personne.

L’écriture manuelle entourant diverses notules extraites du programme donne un cachet particulier à l’ensemble, le climat est intime, et on entre pleinement dans ce cerveau en ébullition apparente. A noter : une petite bande dessinée est présente entre deux critiques. Elle n’est pas d’une clarté évidente mais montre une bonne maitrise des codes.

J’ignore combien de temps Petit monde Caravane à tenu, mais ce n°29 indique déjà une belle vigueur pour un mensuel autoédité de cette consistance. Sa relecture me confirme qu’il est plus que temps que je me procure les autres. (MR)

1fanzineparjour:

Demi-sommeil, Jimmy Beaulieu

Format 16,5 x 13,5 - 100 pages couleur - éditions Colosse - 2008

      Jimmy Beaulieu, qu’on ne présente plus, a publié plein de petits livres chez Colosse, micro-éditeur canadien dirigé par lui-même et Vincent Giard. Ses livres sont de petites perles aux reflets chatoyants, mélangeant érotisme espiègle, croquis malins, érotisme malicieux, extraits de pensée, érotisme gracieux, bouts d’histoires improbables, érotisme minutieux, narrations elliptiques, érotisme chic, dessins d’humour, dessins délurés, commentaires méta-textuels teintés d’auto-dérision. Le tout est très décontracté, je veux dire qu’on a l’impression qu’il fait ça comme ça, comme une sorte de carnet de croquis mental au quotidien, un journal intime de la vie rêvée avec arrêts sur image, retours en arrière et bouts de phrases échappées de l’inconscient ou de situations réelles. On picore là dedans comme dans une apéritif dînatoire du 9e Art, on se sert et c’est un toast que l’on porte, qui ouvre la faim et procure la douce ivresse du bédéiste ou bédéaste devant le blanc souci de sa planche de salut. Comprenne qui voudra, ô mes divers amis, salut et rendez-vous chez Jimmy.

(BB)

1fanzineparjour:

Querencias, première partie : “La nuit travailleuse” & deuxième partie : “Idiote clartée”, anonyme, 2X32 pages, A5 n&b, à peu près vers 2009.

“Les criminels ont essayé de faire disparaître les traces de leur crime.

Mais les indices abondent.”

En général, tout le monde veut son nom, là, en gros, sur la couverture de son livre. Dès fois, ça dérape et ça s’inscrit en plus gros que le titre, en lettres dorées. Ne soyons pas dupes, on en est tous un peu là. Il y a quelqu’un derrière ce diptyque poétique illustré. C’est pourtant quelqu’un qui s’est effacé derrière son message.

D’ailleurs, ille (je reprend sa graphie) dirait que non, ce n’est pas de la poésie, pas de l’art non plus. Sur une sorte de tract politique - mais ille dirait que ce n’en est pas un - ille écrit : “il existe les foyers d’une internationale souterraine, réunis sur la notion de la fin ou de l’absence de l’art, & qui ne vise plus explicitement une production artistique quelconque.” ou encore : “l’idée d’éternité est la plus grossière qu’un-e humain-e puisse concevoir à propos de ses actes.”

Le diptyque Querencias (terme qui signifie, si je me rappelle bien, ce lieu où les animaux reviennent par instinct) a ce quelque chose de fascinant, qui rappelle le tract de propagande, légèrement situationniste, une langue envoûtante, qui fait croire à de la poésie, mais qui n’est ni l’un ni l’autre. Il y a quelque chose de lumineux, de réconfortant et triste à la fois. Comme une lutte perdue d’avance, mélancolique et coléreuse, puis douce et chaude. Quelque chose de cryptique et des illustrations formidables (que les couvertures des livrets s’évertuent à ne pas nous montrer) qui sont presque des vitraux d’une religion intime et sans dieu, mais extrêmement connecté à quelque chose de vrai.

En ces temps curieux, un peu confus, et qui même si ça s’arrange, laissent un goût amer, on méditera ces paroles, qui closent le second livret :

“Rien n’est vrai, tout est réel. / Nous apparaissons comme les époques & disparaissons avec elles. / Nous ne fonderons pas de ville, nous n’aurons pas de paix définitive, mais partout l’affection des promontoires. / & il n’y a personne pour regretter ce que nous sommes.”

CP

onestdeschiens:

Natas was here. 2009

onestdeschiens:

Natas was here. 2009

sebnewall:

“Donuts” GIF

(via rappcats)

(via marshotel)